Lancement du premier Comité de Filière Tourisme en France

À la suite des travaux menés depuis octobre 2018 dans le cadre de ma mission gouvernementale sur l’emploi et la formation dans le secteur du tourisme, plusieurs annonces et conclusions ont pu être rendues à l’occasion du 4ème Conseil Interministériel du Tourisme qui se tenait le 17 mai 2019. Ce fut l’occasion de présenter et d’acter la mesure phare du rapport : la création du premier Comité de Filière Tourisme (CFT) en France.

Ce comité, qui se réunissait pour la première fois ce jeudi 16 janvier, a vocation à permettre un espace d’échanges et de productions conjointes par les différents acteurs et branches du secteur tourisme. Il aura notamment pour objectif de formaliser un cadre d’échanges entre les branches et les opérateurs de compétences (OPCO) du secteur ; d’organiser une instance de co-construction des politiques de mobilité des salariés du secteur ; de répondre aux enjeux de montée en gamme et de pourvoir les 15 000 emplois supplémentaires par an qui pourraient être créés dans ces métiers d’ici 2022. Composé d’une cinquantaine de membres (entreprises, fédérations, associations professionnelles, organisations syndicales, institutions), le comité comptera quatre commissions qui détermineront les chantiers prioritaires à traiter : Emploi et formation ; Tourisme Durable ; Réglementation et compétitivité et Numérique et digital.

Les priorités d’actions qui se dégageront des commissions permettront de rédiger un contrat de filière entre les professionnels, l’État et les collectivités d’ici fin 2020.

Plateforme de consultation citoyenne sur les retraites

Le Gouvernement a décidé d’engager une réforme importante du système de retraite en instaurant un régime universel pour l’ensemble des français. A cet effet, il est important que chacun puisse s’exprimer sur la mise en place du système universel : citoyens, partenaires sociaux…

Une plateforme a été mise en ligne à cette occasion pour vous permettre de vous exprimer jusqu’au mois de décembre. Retrouvez le questionnaire en suivant ce lien : https://participez.reforme-retraite.gouv.fr/.

 

 

Chaque semaine, Jean-Paule Delevoye, haut-commissaire aux retraites, répondra aux 5 questions les plus posées sur le site. Retrouvez ci-dessous les réponses de cette première semaine d’octobre.

 

  • Pourquoi n’y-a-t-il pas de simulateur afin que chacun se rende compte de la différence avant/après la réforme ?

” Nous travaillons actuellement pour permettre à tous de se projeter dans le nouveau système universel de retraite. Plusieurs outils seront produits et mis en ligne au fur et à mesure que les paramètres du futur système seront arrêtés.

Un premier outil de stimulation sur cas-types sera disponible lorsque le projet de loi sera arrêté. Il permettra à chacun de regarder sa situation à partir de plus d’une centaine d’exemples variant en fonction des professions, des profils de carrière et des années de naissance.

Dans le même délai, un autre module, « Suis-je concerné ? » permettra à chaque Français de savoir, selon son année de naissance et son métier, s’il est concerné et dans quelle mesure par le futur système universel de retraite.

Une fois que les règles détaillées du futur système seront votées, un outil de simulation individuel reprenant les données de carrière de chacun sera réalisé. Il permettra à tous les Français de simuler de manière individuelle le montant de leur retraite dans le futur système. Il intégrera en effet la totalité des données personnelles de manière automatique. Notre objectif est qu’il soit disponible environ 6 mois après le vote de la loi. ”

  • Nos élus (député et sénateur) sont soumis à un régime particulier qui leur permet de cumuler les retraites. Une harmonisation pour l’ensemble des citoyens serait peut-être mieux vu si les personnes nous gouvernant montraient plus l’exemple au lieu d’être uniquement moralisateur…

” Le principe même du futur système universel est d’avoir des règles communes pour tous : salariés du privé et du public, fonctionnaires, travailleurs indépendants et professions libérales, agriculteurs.

Le système universel mettra fin aux régime spéciaux et aux régimes des députés et sénateurs. Tous les assurés concernés auront désormais les mêmes règles que tous les autres Français.

Pour mémoire, je rappelle que le Président de la République, les ministres et les élus locaux ne bénéficient pas de règles spécifiques au regard de leurs retraites. Il en est de même des hauts fonctionnaires, qui relèvent du même régime que tous les fonctionnaires et qui seront désormais rattachés au régime universel, comme tous les Français. ”

  • Fonctionnaire depuis 1984, le contrat avec l’Etat était le suivant : “Vous serez moins bien payé mais en compensation vous partirez à la retraite avec un calcul plus favorable basé sur vos 6 derniers mois de traitement”. Avec la réforme des retraites, c’est un changement majeur. Ne pensez-vous pas qu’il serait plus juste et équitable que l’Etat-employeur assume ses responsabilités en garantissant aux fonctionnaires actuellement en activité le maintien des conditions de calcul de leur retraite tel que c’était prévu au moment de leur recrutement ?

” Le projet de système universel vise à créer un système plus juste avec les mêmes règles de calcul de la retraite que vous soyez salarié du privé ou fonctionnaire.

Le système universel prendra en compte l’intégralité de la rémunération versée aux fonctionnaires primes comprises, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour une même rémunération, salariés du privé et fonctionnaires auront donc la même retraite.

Pour ceux dont le niveau de prime est faible, la construction du système universel de retraite pourra impliquer de revoir les rémunérations. Le Président de la République a ainsi indiqué qu’une réflexion sur la rémunération de fonctionnaires comme les enseignants et les chercheurs devrait être entreprise. A moyen terme, il faudra également repenser les déroulements de carrière.

Le passage à un système en points ne remet pas en cause la responsabilité de l’Etat et des autres employeurs publics en faveur de leurs fonctionnaires. Ils financeront par leurs cotisations patronales les droits à retraite des fonctionnaires. ”

  • Est-ce que vous allez maintenir comme j’y ai le droit aujourd’hui les départs anticipés pour carrière longue avec départ sans décote à 60 ans ?

” Oui, le futur système universel garantira les départs anticipés pour les carrières longues sans décote à 60 ans comme c’est le cas aujourd’hui. Il permettra aussi des départs anticipés pour prendre en compte la pénibilité. ”

  • La fin des régimes spéciaux s’appliquera-t-elle aussi aux élus et aux personnes nommées dans certaines instances supérieures ?

” Oui, le système universel mettra fin au régime des parlementaires – députés et sénateurs – et à celui des conseillers du Conseil économique social et environnemental (CESE). Les personnes concernées auront désormais les mêmes règles que tous les Français pour la retraite. C’est déjà le cas pour le Président de la République, les membres du Gouvernement et les élus locaux.

Pour mémoire, je rappelle que le Président de la République, les ministres et les élus locaux ne bénéficient pas de règles spécifiques au regard de leurs retraites. ”

 

 

 

Lancement de oups.gouv.fr

Le droit à l’erreur était un engagement fort du Président de la République. La défiance qui existe trop souvent entre les français et leurs administrations doit laisser place à la confiance. Ce défi ne peut se faire sans une logique de conseil et d’accompagnement en supposant de bonne foi l’usager. Chacun de nous à le droit à l’erreur et doit pouvoir la corriger sans pénalité.

www.oups.gouv.fr s’inscrit dans cette logique en informant de façon simple et transparente sur les erreurs à éviter. Ces informations seront également disponibles sur les sites de vos démarches, dans les courriers que vous recevez ou lorsque vous vous déplacez.

Dans les prochains mois, d’autres mesures viendront compléter ce dispositif : des guichets de régularisation des erreurs dans les principales administrations, ou encore la détection proactive des erreurs par les administrations pour inciter à leur correction.

Notre objectif, c’est la confiance. La loi pour un État au service d’une société de confiance, promulguée le 19 août 2018, a enclenché une dynamique de transformation de l’action publique. Elle renforce le cadre d’une relation de confiance entre le public, particulier comme entreprise, et l’administration. Élément phare de cette loi, le droit à l’erreur institue au profit des citoyens, une présomption de bonne foi. Il revient donc à l’administration de démontrer la mauvaise foi de l’usager pour appliquer une pénalité ou une sanction financière.

Frédérique Lardet en charge de la création du premier Comité de Filière Tourisme en France

À l’occasion du 4ème Conseil Interministériel du Tourisme (CIT) qui se tenait le vendredi 17 mai, Frédérique Lardet rendait les conclusions de son rapport pour la mission gouvernementale sur l’emploi et la formation dans le secteur tourisme à laquelle elle avait été nommée en octobre dernier par le Premier ministre, Edouard Philippe.

Durant le CIT, le gouvernement a chargé la députée de créer le premier Comité de Filière Tourisme en France.

Qu’est-ce que le Comité de Filière Tourisme ?

Ce Comité aura pour principal objectif de formaliser un cadre d’échanges entre les branches, les opérateurs de compétences (OPCO) du secteur ; d’organiser une instance de co-construction des politiques de mobilité des salariés du secteur ; de répondre aux enjeux de montée en gamme et de pourvoir les 15 000 emplois supplémentaires par an qui pourraient être créés dans ces métiers d’ici 2022.

L’emploi, la formation, le tourisme solidaire, le cadre légal des professions, les enjeux réglementaires liés à l’économie de la filière et les questions européennes sont tout autant de thématiques que cette instance traitera au regard des priorités définies par les acteurs du secteur.

Quelles sont les autres mesures annoncées ?

Un contrat entre l’Etat et une douzaine de branches du secteur tourisme a été passé valant Engagement pour le Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) mobilisant près de 1.35 million d’euros afin de construire des outils et d’accompagner les entreprises dans leur transformation RH et leur qualité de vie au travail. Cet engagement sera pris avec le soutien du réseau de l’Agence Nationale d’Amélioration des conditions de Travail (ANACT).

Des nouveaux OPCO dont 2 qui regroupent près d’un million de salariés au sein du secteur du tourisme.

Des engagements des professionnels de la branche de l’hôtellerie-restauration, qui visent à améliorer la santé et qualité de vie au travail ; faire progresser la rémunération globale du travail et améliorer l’attractivité des métiers.

Des engagements de l’Alliance France Tourisme : collectif de grandes entreprises opérant dans le secteur du tourisme , sur le soutien à la création d’une plateforme numérique dédiée à l’emploi et à la valorisation des métiers, l’orientation, la formation dans le tourisme, la valorisation de la formation d’excellence autour notamment d’une offre complémentaire d’apprentissage dans les métiers de services, et d’amélioration de la qualité de vie au travail et de sa rémunération globale.

Des actions à venir de la Conférence des Formations d’Excellence au Tourisme (CFET) sur l’adaptation des formations autour d’un tronc commun de pré requis intégrant : les langues étrangères, « l’accueil », la relation client, les rudiments de la gestion d’entreprise, la sécurité et développement durable, le rapprochement des formations avec les besoins exprimés par le système éducatif et les professionnels, notamment via les Campus des Métiers et Qualifications et leur mise en réseau.

Des travaux à venir en vue de la création d’un réseau ou d’une plateforme des formations d’excellence du tourisme, l’hôtellerie et la restauration.

La sécurisation et l’enrichissement accrus des parcours des salariés du secteur, par le développement de solutions collectives : développement des groupements d’employeurs et d’outils mis à disposition des entreprises pour faciliter leur gestion des ressources humaines et des recrutements avec le service public de l’emploi.

Question à Mme Florence Parly, ministre des Armées – Hommage aux Premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello

En ce mardi 14 mai 2019, nous avons rendu hommage, dans la cour des Invalides, à nos deux commandos Marine qui ont sacrifié leur vie pour sauver celles de quatre otages. N’oublions pas le sacrifice des Premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello qui restera dans nos mémoires et dans nos cœurs. Honorons leur mémoire et montrons nous dignes de ceux qui ont élevé la France en tombant pour la protéger, soutenons les familles qui ont accompagné ces héros dans leur choix de s’engager pour la France et qui ont offert leur vie pour protéger celle des français.

En début d’après midi, j’adressais ma première question au gouvernement, à Mme Florence Parly, ministre des Armées, afin de partager et poursuivre l’hommage rendu dans la matinée. Ce fut aussi l’occasion pour moi d’interpeller notre ministre sur la stratégie mise en œuvre pour contenir et éradiquer la diffusion du terrorisme qui déstabilise l’Afrique de l’Ouest et constitue une menace pour la paix du continent africain ainsi que pour la sécurité de tous les Français

Retrouvez la vidéo de mon intervention ainsi que la réponse de la ministre en cliquant ICI.

Pour réussir la transition écologique, utilisons toutes nos énergies renouvelables

[TRIBUNE]

J’ai cosigné le 7 mars dernier, avec 119 autres députés, une tribune relative à l’adoption prochaine de la “Programmation Pluriannuelle de l’énergie” (PPE), actuellement en consultation. La France dispose de gisements formidables d’énergies renouvelables. Si le projet de PPE reconnaît à un très bon niveau la contribution de plusieurs filières – bois, éolien terrestre, solaire photovoltaïque, notamment – à la transition énergétique, d’autres ne nous semblent pas, pour l’instant, considérées à la hauteur de leur immense potentiel environnemental et économique.

Lettre au Premier ministre – objectifs PPE EMR et biogaz – 20190307,

Lettre aux français

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,
Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.
La France n’est pas un pays comme les autres.
Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.
Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les difficultés de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontées, grâce à l’effort partagé par tous.
C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.
C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.
Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans l’élaboration des lois, dans les grandes décisions à prendre.
Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la Nation française.
Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?
Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.
Cette ambition, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.
En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.
Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !
Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.
C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.
Depuis quelques semaines, des maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de premiers retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.
Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.
Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.
Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.
Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours que nous devons rebâtir une souveraineté industrielle, numérique et agricole et pour cela investir dans les savoirs et la recherche. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.
Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.
À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.
Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la Nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.
Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique.
L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.
Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.
Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.
Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le Gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour améliorer notre santé, pour lutter contre la pauvreté et contre le chômage.
Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’État et des collectivités publiques.
Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?
Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?
Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?
La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir.
Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.
Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.
Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.
Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?
Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté.
Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.
Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?
En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.
Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?
La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.
Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le droit d’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.
Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.
Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre Nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.
Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici attendue, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.
C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.
Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.
Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.
En confiance,
Emmanuel MACRON

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,
Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.
La France n’est pas un pays comme les autres.
Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.
Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les difficultés de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontées, grâce à l’effort partagé par tous.
C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.
C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.
Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans l’élaboration des lois, dans les grandes décisions à prendre.
Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la Nation française.
Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?
Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.
Cette ambition, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.
En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.
Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !
Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.
C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.
Depuis quelques semaines, des maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de premiers retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.
Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.
Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.
Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.
Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours que nous devons rebâtir une souveraineté industrielle, numérique et agricole et pour cela investir dans les savoirs et la recherche. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.
Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.
À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.
Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la Nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.
Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique.
L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.
Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.
Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.
Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le Gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour améliorer notre santé, pour lutter contre la pauvreté et contre le chômage.
Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’État et des collectivités publiques.
Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?
Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?
Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?
La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir.
Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.
Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.
Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.
Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?
Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté.
Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.
Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?
En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.
Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?
La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.
Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le droit d’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.
Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.
Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre Nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.
Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici attendue, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.
C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.
Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.
Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.
En confiance,
Emmanuel MACRON

TOURISME: Attractivité des villes moyennes, valorisation du patrimoine…

Depuis que le Gouvernement m’a missionnée sur l’optimisation du potentiel d’emplois dans le secteur touristique en vue du prochain CIT qui se tiendra en mars 2019, je multiplie les auditions, déplacements et participation à des événements de toute nature pour recueillir les avis et analyses des acteurs du terrain.

Ainsi le 13 novembre, j’ai participé à un séminaire organisé par le ministère de la Cohésion des territoires et des Relation avec les collectivités territoriales, le CGET, Atout France, et Ville de France sur l’attractivité touristique des villes moyennes. L’étude présentée à cette occasion a montré combien ces villes possédaient de réels atouts pour tirer leur épingle du jeu, à condition, d’une part qu’elles identifient bien les attentes des touristes d’aujourd’hui et y répondent sans pour autant oublier leurs habitants et, d’autre part qu’elles soient correctement accompagnées par les pouvoirs publics. Sur ce point La Ministre J. GOURAULT qui a clôturé les échanges de la matinée a indiqué que la logique retenue par son Ministère n’était pas d’imposer des projets d’en haut mais de tenir à disposition des territoires des moyens – humains, techniques, financiers – pour répondre à leurs besoins. Le plan gouvernemental “Action Coeur de Ville” qui vise à redonner dynamisme et attractivité aux centre-villes en est un bon exemple.

Et cette semaine j’ai participé au petit déjeuner du Club “France Terre de Tourisme” sur la valorisation du patrimoine et en présence, entre autres, de la Banque des Territoires qui, depuis sa création en mai dernier, offre un ensemble de solutions d’accompagnement et de financement au service des projets portés par les élus.
L’occasion pour moi de rappeler que les collectivités territoriales devaient être accompagnées dans la construction du parcours touristique mais qu’il fallait également s’assurer d’une répartition harmonieuse des touristes sur un même territoire pour des retombées économiques équitablement partagées et une prise en compte des enjeux environnementaux (éviter la surfréquentation de certains lieux etc).

POUR EN SAVOIR PLUS

Consultez la synthèse de l’étude sur l’attractivité touristique des villes moyennes

Consultez le plan “Action Coeur de Ville”

 

 

TOURISME : Prendre en compte la problématique des logements des saisonniers

Le 7 novembre,  je suis intervenue à la convention régionale d’Action Logement à Annecy qui présentait les résultats de son étude lancée en avril dernier sur le logement des saisonniers en Haute-Savoie, problématique que je compte traiter dans le cadre de ma mission parlementaire sur le tourisme.

En effet, comme je le rappelais la veille sur l’antenne de RCF Haute-Savoie,  la fréquentation touristique va, selon la Banque de France, battre un record en 2018, toutes années confondues. Dès lors, un accompagnement volontariste des pouvoirs publics, en concertation avec les acteurs privés, doit accompagner cette montée en puissance pour en tirer le meilleur parti. C’est précisément le rôle du Comité Interministériel du Tourisme.

Pour atteindre l’objectif de 100 millions de touristes étrangers en France en 2020 et renforcer notre économie touristique déjà florissante – aujourd’hui, la consommation touristique s’élève   à 159 milliards d’euros, soit 7% du PIB – nous devons à présent nous concentrer la ressource humaine qui fait fonctionner au quotidien cette économie. Raison pour laquelle ma mission se concentre sur la formation et l’apprentissage dans le secteur du tourisme mais aussi sur la fidélisation des talents. Pour cela, des mesures fiscales particulières sont à envisagées, comme l’a évoqué d’ailleurs le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, lors de son passage à l’Impérial d’Annecy.

Autant de questions à poser dans mes auditions qui débutent la semaine prochaine.

POUR EN SAVOIR PLUS

Consultez l’article consacré à ma mission parlementaire

Ecoutez mon interview sur RCF Haute-Savoie

 

 

 

CIRCONSCRIPTION: Le Premier Ministre à Annecy

Le 28 septembre  nous avons eu le plaisir d’accueillir le premier ministre Edouard Philippe, à la préfecture d’Annecy en présence de tous les présidents d’EPCI de Haute-Savoie.

A été évoquée, entre autres,  la question des compétences des Communautés de Communes et des Communautés d’Agglomération.

L’occasion pour ma part de lui remettre mon rapport sur la fiscalité locale issu de mes auditions locales des auditions menées plusieurs mois durant avec différents acteurs de la circonscription