TRANSPARENCE: bilan financier de la session parlementaire 2017-2018

Engagement tenu ! Pour la première fois, et comme elle s’y était engagée l’an dernier, la questure de l’Assemblée nationale – sorte de service des finances du Palais Bourbon et de ses dépendances – a dressé le bilan de la première année de la législature.

MOINS DE DÉPENSES…

Le changement est tout d’abord visible en matière d’économies. 

Pour 2017, les dépenses réelles ont été inférieures de huit millions d’euros à celles qui avaient été budgétées par la majorité précédente.

A partir de cette année, plusieurs réformes ont d’ores et déjà lancé. Parmi les plus importantes l’alignement du statut de député sur le droit commun, avec la réforme des retraites et celle de la protection chômage. Avec, à terme, une économie de dix millions d’euros.

A compter de janvier 2022, les facilités matérielles accordées aux anciens présidents de l’Assemblée nationale, l’allocation pour frais funéraires des députés et les facilités de transports des députés honoraires et de leurs conjoints seront supprimées. Soit, au total, une économie de 1,4 million d’euros.

…ET PLUS DE MOYENS

Du côté des équipes de travail des parlementaires, le crédit « collaborateurs » a été augmenté de 10% (coût de 10,4 millions d’euros). Les crédits de plusieurs commissions comme celles des Affaires Étrangères, des Finances ou de la Défense ont également été renforcés.

Enfin, la numérisation de l’Assemblée est en marche. Le budget du service des systèmes informatiques va être rehaussé. Les députés comme leurs collaborateurs et le personnel de l’Assemblée se verront doter de tablettes. Le wifi sera généralisé.

Au programme également, le renforcement des équipements en matière de cyber-sécurité, l’accélération du déploiement de la téléphonie sur IP et la dématérialisation des bulletins de paie, qui sera effective le 1er avril 2019.

DEVENIR UN EXEMPLE DE GESTION DE L’ARGENT PUBLIC

« La mutation de cette Assemblée vers une plus grande effectivité nécessite des investissements importants mais ces dépenses s’accompagneront d’une politique de fond d’économies qui permettra de faire de l’Assemblée un exemple en matière de gestion de l’argent public », souligne Florian Bachelier, premier Questeur.

Pour financer ces investissements, selon nos informations il est prévu de puiser une quarantaine de millions d’euros dans les réserves (270 millions au total), et ce, sans augmentation de la dotation de l’État (517 millions d’euros).

POUR ALLER PLUS LOIN: l’Assemblée nationale en chiffres

Budget : 550 millions d’euros par an

Réserves : 270 millions d’euros

Superficie : 155 000 m2 (+ 7000 m2 de l’Hôtel de Broglie)

Personnel : 1278 personnes employées dont 1094 fonctionnaires et 184 contractuels

Députés : 577 dont 431 nouveaux élus

Collaborateurs : 2000 à Paris et dans les circonscriptions dont 39% de femmes et 61% d’hommes

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