Plan Autisme

Les objectifs:

En juillet 2017, le Président de la République a lancé une grande concertation
nationale autour de plusieurs chantiers.
Ce « Plan Autisme » est le quatrième depuis 2005 mais il diffère des autres car il ne vise pas seulement le domaine médico-social. Les personnes autistes, comme les personnes handicapées de manière générale, sont des citoyens comme les autres. Il faut leur permettre de suivre une scolarité normale, de pouvoir trouver un travail et s’épanouir dans notre société.
Pour permettre l’inclusion des personnes autistes dans la société, des mesures fortes sont proposées en matière de scolarité, d’emploi, de culture…
Les moyens mis en oeuvre seront à la hauteur des ambitions puisque 344 millions d’euros seront consacrés au Plan sur cinq ans ; soit presque deux fois
plus que pour le précédent plan.
La stratégie concerne également d’autres troubles du neurodéveloppement associés, tels que l’hyperactivité ou la déficience intellectuelle, pour avoir une portée la plus large possible.

Le plan:
Ce plan autisme innove en ne visant pas seulement le domaine médico-social. Il offre une portée bien plus large, afin d’améliorer l’inclusion des personnes autistes dans notre société. Cela implique des mesures fortes en matière de recherche, de dépistage, de scolarité et d’insertion professionnelle.

Les moyens sont à la hauteur des ambitions 344 millions d’euros sur cinq ans seront consacrés à la stratégie nationale, soit presque deux fois plus que le précédent plan. L’accent est mis sur la recherche et le diagnostic interviendra le plus tôt possible pour penser l’accompagnement dès le plus jeune âge.

En 2021, chaque enfant de 3 ans devra être scolarisé, soit au sein d’un établissement spécialisé, soit en école maternelle classique avec l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire.

L’inclusion passe aussi par l’accompagnement dans la vie d’adulte, en proposant des logements adaptés et en aidant à l’insertion professionnelle.

6 avril 2018 

1-Remettre la science au cœur de la politique de l’autisme (14 millions
d’euros)

  • La recherche doit progresser, ce qui passe par la constitution d’une base de données fiable d’ici 2020, la création d’un réseau de recherche d’excellence et la diffusion rapide des connaissances aux médecins généralistes, pédiatres…

2- Intervenir précocement auprès des enfants (106 millions d’euros)

  • Le diagnostic doit avoir lieu le plus tôt possible en identifiant notamment de manière plus systématique les premiers signaux d’alerte, afin de trouver dès le plus jeune âge des solutions adaptées à l’enfant.
  • Un forfait sera mis en place au 1er janvier 2019 pour rembourser les tests, avec un reste à charge le plus réduit possible voire nul, ce qui permettra d’aider les parents.

3-Rattraper le retard français en matière de scolarisation (103 millions
d’euros)

  • Les enfants autistes doivent pouvoir suivre une scolarité normale, de la maternelle au lycée. C’est l’objectif de l’école inclusive, avec des enseignants formés pour accompagner les enfants en situation de handicap.
  • Chaque enfant autiste né en 2018 doit pouvoir être scolarisé à l’âge de 3 ans, donc en 2021, soit dans des établissements spécialisés, soit dans une classe de maternelle classique avec l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS).

4-Soutenir la pleine citoyenneté des adultes (115 millions d’euros)

  • Il faut garantir aux jeunes qui le souhaitent l’accès à l’enseignement supérieur.
  • Les hospitalisations inadéquates d’adultes autistes doivent cesser.
  • Pour développer leur autonomie, plusieurs mesures doivent être prises pour proposer un logement adapté et les aider à s’insérer dans le monde professionnel.

5-Soutenir les familles et reconnaitre leur expertise (6 millions d’euros)

  • Les parents doivent être mieux accompagnés et soutenus en permettant l’inclusion des personnes autistes dès le plus jeune âge.
  • D’autres mesures doivent aussi être prises pour accompagner les familles, notamment en développant des « plateformes de répit » pour accueillir les enfants sur une court durée, ou en soutenant la reprise ou la poursuite d’activité des parents.
  • Les aidants seront mieux formés sur l’ensemble du territoire, et l’expertise des familles vis-à-vis des institutions et des professionnels sera reconnue, afin de lever les difficultés administratives.

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