Le Plan Etudiant

Adoption en première lecture du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants le 10 décembre dernier.  

 

« Le Plan Etudiants a une ambition : accomplir la démocratisation de notre enseignement supérieur en accompagnant tous les étudiants vers la réussite » (F. Vidal, tweet, 30/10/2017)

Ce Plan a pour but de favoriser la réussite de tous les étudiants. Il part d’un constat simple : si l’accès à l’université s’est largement ouvert, la réussite étudiante, elle, n’est pas au rendez-vous :

60 % des étudiants échouent à obtenir leur licence en 4 ans ; les bacheliers technologiques et professionnels sont évincés des filières courtes (BTS et IUT) qui leur sont en principe destinées ; la précarité étudiante influe fortement sur le taux de réussite et fragilise les plus modestes.

Le Plan présenté par le Gouvernement, issu d’une concertation étroite avec les acteurs de l’enseignement supérieur et de l’enseignement scolaire, est un plan global qui aborde tous les aspects de la réussite. Près d’1 Mds € y sera consacré sur l’ensemble du quinquennat.

  • Le Plan améliore l’orientation des futurs bacheliers dès le lycée. Deux semaines seront dédiées à l’orientation durant l’année de terminale. Dans chaque classe de terminale, un deuxième professeur principal sera désigné, dédié à l’orientation. Le conseil de classe accompagnera chaque élève dans l’élaboration de son projet d’orientation, et formulera en fin d’année un avis.
  • Il permet un accès plus juste et plus transparent dans le supérieur. La sélection par le tirage au sort est supprimée. Des places supplémentaires seront créées dans les filières en tension (STAPS, psychologie, droit). Une nouvelle plateforme de vœux sera mise en place, en remplacement d’APB. 10 vœux maximum, non hiérarchisés, pourront être formulés. La plateforme rassemblera toutes les informations dont les bacheliers ont besoin pour bien choisir : contenu des formations, taux de réussite des étudiants, taux d’insertion professionnels, attendus de chacune des formations.
  • Il crée des parcours sur-mesure pour favoriser la réussite de chaque étudiant. La licence sera modulable (+ ou – 3 ans). Un « contrat de réussite pédagogique » sera passé entre l’établissement et l’étudiant. Le tutorat et l’accompagnement des étudiants seront renforcés, avec la nomination d’un directeur des études dans chaque discipline.
  • Il améliore les conditions de vie des étudiants. 100 M € de pouvoir d’achat leur seront rendus dès 2018. La cotisation de sécurité sociale étudiante de 217 € sera supprimée, et les nouveaux étudiants rattachés au régime général. Les bourses seront distribuées à date fixe chaque mois. 60 000 nouveaux logements étudiants seront construits d’ici 5 ans. Un investissement massif sera fait pour l’offre de soins sur les campus.

 

Cette réforme n’est pas celle de la sélection. Le baccalauréat reste le passeport d’entrée dans le supérieur pour tous les bacheliers. Les établissements auront l’obligation d’accepter tous les candidats. Pour les lycéens qui n’auraient pas les attendus correspondant à la formation demandée, les établissements auront cependant la possibilité de leur demander de suivre un parcours pédagogique spécifique (stage de remise à niveau par exemple). Si, pour des raisons de capacité d’accueil, l’université ne peut admettre tous les candidats, priorité sera donnée à ceux dont le parcours et le projet sont le plus cohérents avec la formation choisie. Une commission rectorale sera chargée d’identifier une formation pour les bacheliers sans proposition satisfaisante lors de la procédure d’affectation.

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