Financement du terrorisme : « No money for terror »

Une conférence inédite s’est tenue au siège de l’OCDE: la conférence internationale de lutte contre le financement de Daech et d’Al-Qaida a permis de « former une coalition internationale pour couper les sources de financement du terrorisme partout dans le monde » (Emmanuel Macron, 26/04/2018)

Cette conférence a permis de « franchir une nouvelle étape dans la lutte contre Daech et Al-Qaïda », en empruntant la voie du financement, pour « assécher le terrorisme à la racine »  Cette nouvelle étape était nécessaire, car « le terrorisme recule mais ne disparaît pas : il s’adapte » Nos ennemis sont « inventifs » et « utilisent toutes les formes contemporaines de financement. »

C’était un évènement inédit par son ampleur : 70 pays et 20 organisations internationales se sont mobilisés, ainsi que des professionnels impliqués dans la lutte contre le terrorisme (magistrats, services de renseignement, police judiciaire, experts en régulation financière…).
C’était également l’occasion de promouvoir une nouvelle approche fondée sur la transparence et la coopération « Le premier engagement que nous devons prendre, c’est un engagement de méthode : celui de la transparence et de la coopération. »

Un agenda a été fixé : l’Agenda de Paris, articulé autour de 6 grands axes :

  • Impliquer les grands acteurs d’Internet, qui doivent notamment « mettre en œuvre le retrait au plus tard dans l’heure des contenus illégaux. C’est leur responsabilité et nous mettrons tout en œuvre pour les y contraindre.
  • Renforcer la transparence des organisations à but non lucratif qui, « au nom d’actions caritatives, détournent parfois des fonds à des fins terroristes ».
  • Organiser le cadre légal et opérationnel permettant le recueil et le partage de l’information.
  • Lutter contre l’anonymat des transactions, « un objectif difficile mais terriblement efficace pour identifier les acteurs, les sanctionner et les combattre par anticipation ».
  • Utiliser les mécanismes de gel des avoirs : « nous devons les multiplier en les ciblant et en les menant jusqu’au bout. En France, ils ont été multipliés par 4 en 8 mois. »
  • Renforcer la coopération internationale et la visibilité du GAFI (Groupe d’action financière internationale)

    L’Australie organisera une nouvelle réunion de la coalition de Paris en 2019, pour assurer un suivi des engagements. « Nous devons maintenir cet engagement, parce que ce risque terroriste ne s’éteindra pas du jour au lendemain. »

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