VIE ASSOCIATIVE: faites financer vos projets !

Le FDVA, principal organe de soutien au développement de la vie associative, vient de communiquer les démarches à suivre, région par région, pour obtenir le financement d’un projet associatif innovant ou des aides au fonctionnement.

Retrouvez le détail sur le site https://www.associations.gouv.fr/aapFDVA.html#Auvergne-Rhone-Alpes

Pour les appels à projet de notre région, la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 21 septembre.

PAUVRETE: un plan de lutte présenté mi-juillet

Le président de la République s’est exprimé cette semaine le Congrès de la Mutualité à Montpellier sur la politique sociale du Gouvernement.

« Notre système est plus inégal qu’il y a 30 ans, plus déterministe » Trop souvent, ceux qui naissent dans la pauvreté ou y tombent, y restent, et les aides mises en place ne leur permettent pas d’en sortir. « 50% de ceux qui sont au RSA, après 4 années, sont toujours au RSA ».

 Par ailleurs, notre système est trop complexe et stigmatisant et protège donc mal les plus vulnérables. « 30% de femmes et d’hommes ne vont pas vers les prestations qui leurs sont promises, parce qu’elles sont trop complexes, ou stigmatisantes ».

 « Pourtant nous consacrons toujours davantage de notre richesse à la protection sociale » Par exemple, « nous avons, ces dix dernières années, augmenté le RSA de 80%. »

C’est la preuve que « la solution n’est pas de dépenser toujours plus d’argent ». Il ne faut pas se « contenter de la redistribution monétaire ». Il faut trouver des solutions « plus efficaces que de l’argent mis sur la table ».

Nous devons « réinventer notre Etat-providence » pour permettre la dignité et l’émancipation de chacun, en se basant sur 3 piliers d’action :

  1. La prévention. C’est le sens de notre action en matière d’éducation, notamment la scolarisation obligatoire à 3 ans et le dédoublement des CP/CE1 dans les quartiers les plus défavorisés. C’est aussi le sens du reste à charge 0 pour les soins optiques, dentaires et auditifs (voir ci-dessous). C’était un engagement du Président et ce sera un changement concret dans la vie des Français, pour éviter qu’ils ne renoncent aux soins pour des raisons financières et que leur pathologie n’empire. Aujourd’hui, « la possibilité de voir, d’entendre et de sourire de nos concitoyens est mise en danger par ces restes à charge. » Dans le même sens, « des dépistages systématiques des troubles visuels» seront mis en place, via 3 nouvelles consultations avec le médecin scolaire.
  2. La responsabilité. « Il nous faut responsabiliser celles et ceux qui peuvent revenir vers le travail, mais que rien n’y incite », car « l’émancipation se construit par le travail ». En retravaillant, « ils aideront la collectivité à dépenser son argent vers les plus vulnérables ».
  3.  La solidarité. Pour les personnes « les plus fragiles », en situation de grande exclusion, il faut avoir une réponse qui aille au-delà de la réponse monétaire. Il faut un accompagnement humain, notamment pour combattre le non recours aux prestations. Pour renforcer cet accompagnement, «nous devons reconnaître et mieux rémunérer les travailleurs sociaux».

Calendrier des réformes

  •  Pauvreté : annonces en juillet.
  • Système de santé : annonces à l’été.
  • Retraites : loi votée au premier semestre 2019.
  •  Financement de la dépendance : loi votée avant fin 2019. Pour la préparer, « nous devons avoir un débat national », car il s’agit d’un « nouveau risque »

 

POUR ALLER PLUS LOIN: consulter le dossier consacré à la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté  http://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/strategie-pauvrete/

Personnes âgées: présentation de la feuille de route du gouvernement

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté le 30 mai sa feuille de route pour les personnes âgées, en clôture de la journée de travail menée conjointement par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et l’Assemblée des départements de France (ADF).

Pour faire face aux besoins et attentes des personnes, de leur famille et des professionnels du secteur et repenser la façon dont les personnes âgées sont accompagnées et intégrées à la société, la ministre a privilégié une double approche incluant des mesures pour améliorer dans l’immédiat leur qualité de vie et l’ouverture d’une réflexion, associant l’ensemble des acteurs et de la société, pour anticiper et répondre au défi du vieillissement et de la perte d’autonomie.

PRIORITÉ DONNÉE A LA PRÉVENTION

En France, 1,5 million de personnes ont plus de 85 ans en 2017, elles seront 4,8 millions en 2050. Pour autant, la vieillesse ne doit pas être synonyme de perte d’autonomie. Les actions de prévention doivent ainsi être renforcées pour permettre à la population de vivre sans incapacités le plus longtemps possible, que ce soit à son domicile ou en établissement. 15 millions d’euros seront alloués en 2018 pour le financement de plans de prévention en EHPAD, pilotés par les Agences régionales de santé. Ces moyens seront portés à 30 millions d’euros à partir de 2019 et financés par l’assurance maladie.

Prévenir la perte d’autonomie c’est aussi faire en sorte que les personnes âgées puissent rester à domicile, ce qui est majoritairement leur souhait, ou bien leur permettre de trouver des formes d’habitat alternatif et inclusif.

100 millions d’euros seront consacrés en 2019 et 2020 à la refonte du mode de financement de l’aide à domicile pour améliorer la qualité des services, les rendre accessibles à tous et recruter du personnel.

Les aidants sont des acteurs majeurs du soutien aux personnes âgées et le Gouvernement s’engage à déployer un plan global de soutien aux aidants qui permettra notamment le développement de solutions de répit adaptées aux besoins des aidants, le développement de l’accueil de jour et l’amélioration des conditions de l’articulation entre vie professionnelle et soutien aux personnes âgées.

Pour que ces mesures soient pleinement adaptées, il convient de mieux connaître les besoins des personnes âgées et de leurs familles. C’est pourquoi des enquêtes de satisfaction vont être conduites par la Haute Autorité de Santé (HAS) dans les établissements pour personnes âgées et diffusées dès 2019 afin de mieux définir les actions prioritaires à mener.

RÉPONDRE AUX BESOINS DE SOIN ET ASSURER LE FINANCEMENT

Pour répondre aux besoins croissants en soins et aux attentes des professionnels du secteur, des mesures immédiates sont nécessaires. Des crédits supplémentaires sont mobilisés dès 2018 à cet effet :

-  Les EHPAD recevront 360 millions d’euros supplémentaires de 2019 à 2021 pour recruter des personnels soignants. Le ministère des Solidarités et de la santé s’engage en outre à ce que la réforme de la tarification des EHPAD ne conduise à aucune baisse des dotations, ni en soins ni en moyens relatifs à la dépendance pour 2018 et 2019. Ils s’ajoutent aux 70 millions d’euros déjà mobilisés sur l’année 2018.

-  Pour réduire les hospitalisations en urgence évitables et sécuriser les prises en charge nocturnes, 36 millions d’euros seront consacrés à la généralisation de la présence d’infirmiers de nuit d’ici à 2020.

-  Un effort financier de 40 millions d’euros sur la période 2018-2022 permettra de généraliser l’accès à la télémédecine en EHPAD afin de limiter les déplacements et d’améliorer la qualité du suivi médical, en particulier dans les zones à faible présence médicale.

-  1000 places d’hébergement temporaire en EHPAD pour les personnes sortant d’hospitalisation seront financées à hauteur de 15 millions d’euros par l’assurance maladie dès 2019 : l’objectif est de réduire les durées d’hospitalisation et de faciliter le retour à domicile des personnes, tout en les maintenant dans un environnement sécurisé avec la présence de soignants.

SOUTENIR LES PROFESSIONNELS

L’engagement et le professionnalisme des personnels travaillant auprès des personnes âgées doivent être valorisés et soutenus. Pour cela, il s’agit à la fois d’agir sur la qualité de vie au travail en établissement comme à domicile et d’adapter leurs formations :

-  La commission Qualité de vie au travail installée fin 2017 a proposé un plan d’actions qui mobilisera 16 millions d’euros pour l’amélioration des locaux, la formation au management de l’encadrement, l’acquisition de matériels soulageant les personnels…

-  Les référentiels d’activités, de compétences et de formation des aides-soignants seront revus d’ici mars 2019 pour adapter les qualifications et les pratiques aux évolutions des besoins.

PRÉPARER L’AVENIR

La qualité de vie des personnes âgées, l’accompagnement de la perte d’autonomie et son financement sont des sujets structurants qui engagent l’avenir. C’est la raison pour laquelle la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé le lancement d’un débat associant l’ensemble des acteurs et des citoyens pour aboutir à des propositions début 2019.

Les réflexions à conduire porteront sur les grands enjeux suivants :

-  Quelles sont les priorités, le socle de biens et de services qui doivent être à l’avenir accessibles à toutes les personnes âgées pour accompagner le vieillissement et la perte d’autonomie ?

-  Quels sont les scénarios de répartition des contributions de chaque acteur pour assurer un financement pérenne et solidaire de la perte d’autonomie ?

-  Comment faire évoluer la gouvernance nationale et territoriale des politiques publiques du vieillissement et de la perte d’autonomie ?

La concertation et le débat public seront organisés aux niveaux national et territorial. Une consultation citoyenne permettra à chacun de s’exprimer et de contribuer.

POUR EN SAVOIR PLUS: consulter le dossier de presse “Grand âge et autonomie

Adoption du projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes

Débattu depuis lundi dans l’hémicycle, ce texte a été adopté le 17 mai.

De nombreuses controverses ont surgi à propos de l’article 2 :  Ses opposants estimaient”qu’en créant un nouveau délit, celui d’atteinte sexuelle sur mineur par pénétration, la loi faciliter[ait] le renvoi vers le tribunal correctionnel des affaires de viols sur mineur“, dont les auteurs seraient alors moins sévèrement sanctionnés. Or, comme l’a précisé le gouvernement “le texte ne crée pas de “nouveau délit”. Au contraire, il sanctionne plus sévèrement les atteintes sexuelles de personnes majeures sur les mineurs de moins de 15 ans : les sanctions passent de 5 à 7 ans d’emprisonnement pour toute atteinte sexuelle sans pénétration, et de 5 à 10 en cas de pénétration” (pour une explication détaillée de l’article 2, cliquez ici).

C’est désormais au Sénat d’examiner ce texte, avant qu’il ne revienne à l’Assemblée pour une lecture définitive.

D’ici là, je vous invite à relire mon article présentant les principales dispositions de ce projet de loi, important pour la société plus égalitaire que notre majorité veut construire.

Projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes

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Assurance chômage

 Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel s’inscrit dans la transformation de notre modèle social que porte le Gouvernement, dans la continuité des ordonnances qui ont réformé le Code du travail.

Il sera présenté en Conseil des ministres en avril, et comportera 3 axes de réformes :

  • L’apprentissage
  • La formation professionnelle
  • L’assurance chômage

 

Le Gouvernement va « créer un droit pour ceux qui veulent mener un nouveau projet professionnel : créer son entreprise ou changer de métier », avec la possibilité de percevoir une indemnisation chômage tous les cinq ans. « C’est un beau choix de société ».

Un bilan sera fait par les partenaires sociaux au bout d’un an, sur la maîtrise financière de la mesure, qui ne représentera qu’une part très faible du budget global.

« Nous allons mettre en place un droit de 800€ par mois pendant 6 mois » pour les indépendants « qui sont en liquidation judiciaire et qui avaient un bénéfice annuel autour de 10 000 € », car « un entrepreneur, c’est quelqu’un qui prend des risques » et que « jusqu’à présent, il n’y avait aucune aide si ça se passait mal ».

 

Cette mesure concernera notamment les agriculteurs, les artisans, les microentrepreneurs, les commerçants indépendants.

Concernant la lutte contre l’abus des contrats courts, « nous allons respecter ce que les partenaires sociaux ont prévu dans leur accord ». Les branches professionnelles ont jusqu’à la fin de l’année pour « prendre des mesures afin de modérer le retour aux contrats courts », avec des objectifs quantitatifs et qualitatifs.

Si les branches ne parviennent pas à des « résultats satisfaisants, le Gouvernement prendra ses responsabilités » en appliquant un bonus-malus.

Le Gouvernement va « tripler les équipes de contrôle de Pôle Emploi », qui vont passer de 200 à 600 agents d’ici la fin de l’année, car une faible minorité de chômeurs profite du système, « ce qui crée un sentiment de suspicion qui pèse sur tous les autres ».

« Le renforcement des contrôles doit aller de pair avec un accompagnement plus rapide et personnalisé des demandeurs d’emploi. »

Projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes

Plan Autisme

Les objectifs:

En juillet 2017, le Président de la République a lancé une grande concertation
nationale autour de plusieurs chantiers.
Ce « Plan Autisme » est le quatrième depuis 2005 mais il diffère des autres car il ne vise pas seulement le domaine médico-social. Les personnes autistes, comme les personnes handicapées de manière générale, sont des citoyens comme les autres. Il faut leur permettre de suivre une scolarité normale, de pouvoir trouver un travail et s’épanouir dans notre société.
Pour permettre l’inclusion des personnes autistes dans la société, des mesures fortes sont proposées en matière de scolarité, d’emploi, de culture…
Les moyens mis en oeuvre seront à la hauteur des ambitions puisque 344 millions d’euros seront consacrés au Plan sur cinq ans ; soit presque deux fois
plus que pour le précédent plan.
La stratégie concerne également d’autres troubles du neurodéveloppement associés, tels que l’hyperactivité ou la déficience intellectuelle, pour avoir une portée la plus large possible.

Le plan:
Ce plan autisme innove en ne visant pas seulement le domaine médico-social. Il offre une portée bien plus large, afin d’améliorer l’inclusion des personnes autistes dans notre société. Cela implique des mesures fortes en matière de recherche, de dépistage, de scolarité et d’insertion professionnelle.

Les moyens sont à la hauteur des ambitions 344 millions d’euros sur cinq ans seront consacrés à la stratégie nationale, soit presque deux fois plus que le précédent plan. L’accent est mis sur la recherche et le diagnostic interviendra le plus tôt possible pour penser l’accompagnement dès le plus jeune âge.

En 2021, chaque enfant de 3 ans devra être scolarisé, soit au sein d’un établissement spécialisé, soit en école maternelle classique avec l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire.

L’inclusion passe aussi par l’accompagnement dans la vie d’adulte, en proposant des logements adaptés et en aidant à l’insertion professionnelle.

6 avril 2018 

1-Remettre la science au cœur de la politique de l’autisme (14 millions
d’euros)

  • La recherche doit progresser, ce qui passe par la constitution d’une base de données fiable d’ici 2020, la création d’un réseau de recherche d’excellence et la diffusion rapide des connaissances aux médecins généralistes, pédiatres…

2- Intervenir précocement auprès des enfants (106 millions d’euros)

  • Le diagnostic doit avoir lieu le plus tôt possible en identifiant notamment de manière plus systématique les premiers signaux d’alerte, afin de trouver dès le plus jeune âge des solutions adaptées à l’enfant.
  • Un forfait sera mis en place au 1er janvier 2019 pour rembourser les tests, avec un reste à charge le plus réduit possible voire nul, ce qui permettra d’aider les parents.

3-Rattraper le retard français en matière de scolarisation (103 millions
d’euros)

  • Les enfants autistes doivent pouvoir suivre une scolarité normale, de la maternelle au lycée. C’est l’objectif de l’école inclusive, avec des enseignants formés pour accompagner les enfants en situation de handicap.
  • Chaque enfant autiste né en 2018 doit pouvoir être scolarisé à l’âge de 3 ans, donc en 2021, soit dans des établissements spécialisés, soit dans une classe de maternelle classique avec l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS).

4-Soutenir la pleine citoyenneté des adultes (115 millions d’euros)

  • Il faut garantir aux jeunes qui le souhaitent l’accès à l’enseignement supérieur.
  • Les hospitalisations inadéquates d’adultes autistes doivent cesser.
  • Pour développer leur autonomie, plusieurs mesures doivent être prises pour proposer un logement adapté et les aider à s’insérer dans le monde professionnel.

5-Soutenir les familles et reconnaitre leur expertise (6 millions d’euros)

  • Les parents doivent être mieux accompagnés et soutenus en permettant l’inclusion des personnes autistes dès le plus jeune âge.
  • D’autres mesures doivent aussi être prises pour accompagner les familles, notamment en développant des « plateformes de répit » pour accueillir les enfants sur une court durée, ou en soutenant la reprise ou la poursuite d’activité des parents.
  • Les aidants seront mieux formés sur l’ensemble du territoire, et l’expertise des familles vis-à-vis des institutions et des professionnels sera reconnue, afin de lever les difficultés administratives.

Réforme ferroviaire/ personne ne peut comprendre une grève longue et pénalisante pour les usagers

On est tous attachés à un grand service public ferroviaire, on est tous d’accord qu’il fait partie du patrimoine national : essentiel pour les transports du quotidien (4M voyageurs/jour), le développement économique, l’aménagement du territoire, et la transition écologique. Mais il faut dire la vérité : aujourd’hui c’est un service public qui coûte de plus en plus cher (14Md€, +22% en 10 ans, 800€/foyer/an) et qui ne fonctionne pas mieux. Face à cela, le plus grand danger, c’est de ne rien changer, c’est le statut quo.

Il faut une réforme globale et cohérente, LA réforme attendue depuis des années :

  • Le monde change, tous les autres grands pays ont fait cette réforme, pourquoi pas nous.
  • C’est des sujets qu’on a repoussé depuis des années, nous on les met sur la table.

4 grands chantiers

1/ L’investissement dans le réseau, pour des trains à l’heure qui arrivent à l’heure

Pas de trains à l’heure sans réseau en bon état : retards, incidents, ralentissements. C’est l’héritage de 30 ans de tout TGV.

On va mener une opération sans précédent de remise à niveau du réseau sur 10 ans : 10M€/jour investis pendant 10 ans, +50% par rapport à la dernière décennie.

L’investissement, c’est très concret pour les voyageurs :

On a changé les rails du RER C ces 2 dernières années, résultat : 2 fois moins d’incidents et 2 fois moins de retards.

2/ L’ouverture à la concurrence, pour plus de trains et de nouvelles offres

Nous allons donner plus de choix aux voyageurs en ouvrant progressivement à la concurrence.

La concurrence va être positive pour les voyageurs : plus d’offres, plus de nouveaux services, plus de petits prix. La concurrence fait baisser les coûts. C’est ce qui s’est passé pour la téléphonie.

La concurrence va être stimulante pour la SNCF : c’est toujours bon d’être challengé, ça pousse à être meilleur, à inventer de nouveaux services.

 

La concurrence c’est très concret pour les voyageurs :

La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a poussé la SNCF à inventer les TGV OuiGo : énorme succès et des voyageurs en plus qui ne prenaient pas le train avant.

Ouverture à la concurrence en Allemagne similaire il y a 20 ans : -25% de coûts, +49% de voyageurs, +1,5% de part du train.

3/ Une SNCF réorganisée pour des trains et un service qui fonctionnent mieux

La SNCF aujourd’hui est organisée de façon trop rigide et cloisonnée. Il n’y a pas une SNCF, il y en a 3 qui ne se parlent pas ! (SNCF, SNCF Mobilités, SNCF Réseau)

Nous allons revoir son organisation pour en faire un seul groupe plus uni, qui fonctionne plus efficacement : plus de décisions prises au plus près du terrain, plus de polyvalence des métiers.

Cela n’a rien à voir avec une privatisation : c’est un fantasme, il n’a jamais été question de privatisation.

Une meilleure organisation c’est très concret pour les voyageurs :

Dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière, les panneaux d’infos. Ce n’est même pas la même direction qui gère le grand panneau d’infos dans le hall et celui sur le quai. Comment voulez-vous que ça fonctionne.

On va mettre un seul vrai chef de gare : meilleur circulation de l’information, meilleur clarté des responsabilités.

4/ Une SNCF qui ait tous les atouts pour faire face à ce nouveau monde

Les Français ont envie de pouvoir compter sur la SNCF, ça veut dire qu’il faut lui donner tous les atouts pour gagner : pas de transport ferroviaire fort sans SNCF forte.

Nous allons donc arrêter à l’avenir le recrutement au statut :

C’est d’abord une question d’équité et de justice dans un monde qui s’ouvre à la concurrence. La SNCF ne peut pas rester la seule à recruter au statut. Mais les cheminots actuels ne perdront pas leur statut.

Et puis le statut c’est aussi coûteux pour l’entreprise et pas très stimulant

 

Nous allons aussi donner à la SNCF une trajectoire économique viable : le Gouvernement prendra sa part de responsabilité sur la dette notamment.

Mais la SNCF devra aussi réduire ses coûts : elle ne peut pas rester 30% plus chère que ses concurrents. D’abord parce que c’est l’argent du contribuable et ensuite parce que c’est mortel face à la concurrence.

 

Pour construire cette réforme, le Gouvernement fait le choix du dialogue

  • 2 mois de concertation et 3 mois de débat parlementaire.
  • Un projet de loi ne fixant que les thèmes de la réforme : il nous donne la possibilité de passer par ordonnances mais nous n’avons jamais dit que ce serait la solution à laquelle nous recourrions nécessairement.
  • C’est la concertation qui doit permettre d’écrire le contenu du texte de loi : dès qu’un sujet avance suffisamment dans la concertation, il est introduit dans le débat parlementaire par amendement à la place des ordonnances.

 

Cette méthode commence à faire ses preuves :

  •  Sur l’ouverture à la concurrence, la concertation a permis d’avancer et d’arrêter les dispositions qui seront dans le projet de loi. Des garanties fortes apportées aux cheminots : garanties de très haut niveau maintenues en cas de transfert.
  • On veut continuer d’avancer avec la même méthode sur les autres thèmes : organisation de la SNCF, modernisation du cadre social, etc.

Dans ce contexte, personne ne peut comprendre cette grève longue et pénalisante

  • Alors que nous ne sommes qu’à mi-chemin des concertations ;
  • Alors que le débat parlementaire commence le 3 avril à l’Assemblée nationale ;
  • Alors que nous apportons des réponses fortes aux cheminots : maintien de l’essentiel des garanties en cas de transfert par exemple.

On peut comprendre les questions ou inquiétudes des cheminots, nous sommes là pour y répondre :

  • Mais cessons d’agiter des fantasmes, et parlons des vraies questions concrètes qu’ils se posent ;
  • Poursuivons la concertation : c’est la seule voie possible pour apporter des réponses. Notre posture sera toujours celle du dialogue, notre porte est toujours ouverte.
  • Les principes de la réforme ne sont pas négociables mais les modalités oui : l’ouverture à la concurrence se fera mais la question de comment (dates, modalités) est sur la table.

Plan « Culture près de chez vous » : le fil directeur de notre politique culturelle, c’est de rendre la culture accessible à tous 

La ministre de la Culture a présenté ce jeudi 29 mars un plan baptisé « Culture près de chez vous ». Le plan présenté par la ministre de la Culture vise à faire reculer les inégalités territoriales en matière de culture, et à rendre la culture plus accessible à tous (au même titre que l’action engagée en faveur de l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques).

Le diagnostic

Le ministère de la Culture a fait un travail de cartographie des équipements culturels. Il y a 30 000 équipements culturels en France, mais avec des disparités territoriales importantes et de véritables zones blanches du service public culturel. Dans 86 bassins de vie, il y a moins d’un équipement public pour 10 000 habitants. 8 départements sont particulièrement mal lotis (Eure, Loiret, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Moselle, Vosges, Réunion).

Le plan d’action

Ces territoires moins bien lotis, nous allons en faire des « territoires culturels prioritaires ».

Il ne s’agit pas de construire de nouveaux équipements, mais d’actionner trois leviers :

  • nous allons encourager les projets itinérants, mettre les artistes et la culture sous les routes de France. Les établissements publics nationaux, souvent situés à Paris (par ex Opéra de Paris, Comédie française), seront mobilisés ;
  • nous allons encourager la circulation des œuvres, et en particulier des chefs d’œuvre des collections de nos musées nationaux. Un commissaire général sera nommé par la Ministre pour coordonner cela
  • nous allons déployer à travers toute la France des musées numériques de proximité qui donneront un accès numérique aux œuvres des plus grands musées nationaux.

 

Ce plan, qui sera mis en œuvre en partenariat et en dialogue avec les collectivités locales, mobilisera des moyens nouveaux du ministère de la Culture : 6,5 M € de crédits déconcentrés supplémentaires dès 2018, avec un accroissement tous les ans pour atteindre 10 M € en 2022.

Ecole maternelle : instruction obligatoire dès 3 ans, pour « corriger » « les inégalités sociales héritées de la naissance »

Le président de la République a ouvert avec J.-M. Blanquer les Assises de l’Ecole Maternelle, au CNAM (Paris). Elles ont réunis pendant 2 jours 400 membres et partenaires de la communauté éducative pour faire le point sur la place de l’école maternelle dans notre système éducatif et pour définir les pistes pour accroître sa contribution à la réussite et à l’épanouissement des enfants.

Le président de la République a annoncé sa volonté « de rendre obligatoire l’école maternelle et ainsi d’abaisser de 6 à 3 ans l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019 ».

C’est une mesure forte : la durée de l’instruction obligatoire n’a été étendue qu’à deux reprises depuis la loi Ferry de 1882. D’abord obligatoire de 6 à 13 ans, elle a été étendue à 14 ans en 1936, puis à 16 ans en 1959.

L’école maternelle « est et sera davantage à l’avenir un moment fondateur de notre parcours scolaire français », le lieu où l’égalité réelle peut se faire, en compensant « par l’apprentissage scolaire les inégalités sociales héritées de la naissance ».

Cela va de pair avec une meilleure reconnaissance de l’importance et des spécificités de l’école maternelle, et donc de ceux qui y travaillent, notamment les professeurs et les ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) : « nous aurons besoin de toutes leurs compétences, de tout leur savoir-faire ». Les collectivités territoriales seront également évidemment associées.

Aujourd’hui, 97% des enfants sont déjà scolarisés dès trois ans : « l’école maternelle est de fait plébiscitée »

Mais « près de 25 000 enfants ne fréquentent pas la maternelle – ce sont donc 25 000 vies qui vont être changées pour le meilleur. [Ce chiffre] cache des réalités territoriales disparates » : il est de moins de 70% dans certains départements d’outre-mer, de 87% en Corse et de 93% à Paris.

 

Cette mesure s’inscrit dans la lutte contre la pauvreté et la fabrique des inégalités profondes : il s’agit de les corriger, avec une assiduité pour « les enfants de tous les milieux », et en évitant les phénomènes de déscolarisation. « 80% des décrocheurs du système scolaire (…) sont déjà en difficultés au CP » (Emmanuel Macron, 27/03/2018).

Le langage est «la première inégalité entre les enfants » (J.-M. Blanquer,  27/03/2018). « Prévenir le décrochage, permettre la réussite de chaque enfant de la République, demande d’agir au plus tôt.» (Emmanuel Macron, le 27/03/2018).

« Beaucoup se joue à la maternelle ». « La plasticité du cerveau avant 6 ans est particulièrement propice à l’assimilation du langage, or (…) c’est à ce  moment que les décrochages les plus profonds se fabriquent. ».

L’école maternelle doit aussi « mieux accueillir, intégrer tous les enfants en difficulté (…) mais également les enfants vivant en situation de handicap ». « Ce sujet est fondamental. »

Ces ambitions résonnent avec tout ce que le Gouvernement a déjà fait dans l’éducation :

–          Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les territoires les plus fragiles

–          Le dispositif « Devoirs faits »

–          Retour de la lecture et des langues vivantes et anciennes au collège

–          La réforme du baccalauréat

–          Une meilleure orientation pour les lycéens

–          La reconception du temps scolaire et parascolaire autour du mercredi.

 

Toutes ces mesurent concourent « à la même perspective : « pleinement reconnaître le rôle essentiel de l’école pour construire une société et permettre l’épanouissement des individus »