ENVIRONNEMENT: Protéger la planète et préserver le pouvoir d’achat

Objectifs a priori difficilement conciliables mais qu’il nous faut pourtant nous efforcer d’atteindre simultanément.

Protéger la planète. Il y a quelques temps, je vous faisais part de mon adhésion au collectif parlementaire transpartisan “Accélérons” (http://frederiquelardet.fr/environnement-creation-dun-collectif-parlementaire-transpartisan-transition-ecologique/) pour accélérer la transition écologique et solidaire à notre niveau.

Pour autant, le changement climatique étant un problème mondial dont les impacts dépassent bien nos frontières, j’apporte également mon soutien au Pacte Finances Climat (https://www.pacte-climat.eu/fr/). Cette initiative rassemblant plus de 300 personnalités venues de 12 pays et de toutes sensibilités, demande la création d’une Banque du Climat adossée à la BEI ainsi qu’un budget Climat au niveau européen.

Préserver le pouvoir d’achat. L’urgence écologique impose la mise en place d’une fiscalité écologique, mais pas à n’importe quel prix.

Notre majorité avance sur ces sujets et vite: fin des hydrocarbures en France, prime à la conversion automobile et bientôt prime à la rénovation énergétique dès la réalisation des travaux, développement de l’économie circulaire et hausse de la TGAP décharge, fin des véhicules essence et diesel en 2040, 50% de produits de qualité dans la restauration collective d’ici 2022, séparation du conseil et de la vente des pesticides, objectif de neutralité carbone en 2050,  concrétisation des 6 parcs éoliens en mer, baisse de la TVA pour les collectivités sur la prévention et le tri des déchets…

Néanmoins, toute transition doit se faire par étapes, notamment pour ne pas pénaliser les ménages les plus modestes. Aussi, pour compenser en partie la hausse des prix du carburant (en grande partie due à la hausse des prix au niveau mondial), le gouvernement a annoncé des mesures très concrètes:

  • Défiscalisation des aides locales existantes versées à ceux qui doivent faire plus de 30 ou 40 km chaque jour pour aller travailler et réflexions sur des solutions alternatives pour les collectivités n’en disposant pas ;
  • Maintien de la prime à la conversion au-delà de l’objectif initial de 500 000 véhicules sur le quinquennat, au vu du succès du dispositif (plus de 218 000 demandes déjà déposées, 250 000 anticipées sur l’année 2018) ;
  • Discussion engagée avec les constructeurs automobiles pour mettre en place une prime additionnelle à la prime à la conversion. Les constructeurs ont accepté d’y travailler et les modalités seront fixées d’ici la fin du mois.

TRIBUNE (environnement): Microplastiques et pollution

Les députés européens ont approuvé à une large majorité, mercredi 24 octobre, un texte visant à interdire certains objets jetables en plastique, tels que les cotons-tiges, les assiettes et les couverts, accusés de polluer les océans.

J’approuve cette décision. En effet, depuis le début de la législature, je suis intervenue à plusieurs reprises pour promouvoir des mesures plus respectueuses de l’environnement comme par exemple l’interdiction des pailles en plastique (http://frederiquelardet.fr/communique-de-presse-projet-de-loi-egalim-frederique-lardet-promeut-pratiques-plus-respectueuses-de-lenvironnement/) .

Si, pour le moment, ces mesures n’ont pas été adoptées au niveau national, je reste mobilisée sur le sujet, raison pour laquelle j’ai, d’une part rejoint le collectif parlementaire transpartisan “Accélérons” pour la transition énergétique (http://frederiquelardet.fr/environnement-creation-dun-collectif-parlementaire-transpartisan-transition-ecologique/) et, d’autre part, cosigné récemment une tribune adressée à F. DE RUGY concernant la pollution de nos océans par les microplastiques.

Reprise en partie par les Echos et prenant tout son sens au vu de l’actualité européenne (https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0600020909700-pollution-des-microplastiques-lettre-ouverte-a-francois-de-rugy-2215947.php), je vous invite à en prendre connaissance dans son intégralité :

“Lutter contre la pollution plastique de nos espaces marins est aujourd’hui une priorité. En 2018, le programme des Nations Unies pour l’environnement a placé la question du plastique dans les mers et les océans parmi les six urgences environnementales les plus préoccupantes. Moins de 30% des déchets plastiques sont récupérés et recyclés dans l’Union européenne alors que la France compte parmi les mauvais élèves européens. Les déchets plastiques représentent plus de 85% des déchets marins dans les océans, dont 80% proviennent de sources terrestres et pèsent de 5 à 13 millions de tonnes chaque année. En mer Méditerranée, la situation est catastrophique, les déchets plastiques constituent 95% des déchets, ce qui en fait la mer la plus polluée au monde!

Ces dernières années, la lutte contre la pollution plastique s’est principalement focalisée sur la diminution de macro-plastiques, ou “macro-déchets” sous forme de bouteilles, mégots, sacs plastiques ou filets de pêche. Selon une récente étude du WWF France, ils représentent un volume de 150.000 à 500.000 tonnes par an dans les océans. La Commission européenne souhaite, dans sa récente “stratégie plastique”, réduire la consommation de plastiques à usage unique. La France a, quand à elle, non seulement anticipé la transposition de mesures européennes, en interdisant le recours aux ustensiles en plastique à usage unique tels que les pailles, les couverts, les boîtes en plastique… à compter de 2020. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a également pour objectif, à travers sa feuille de route “économie circulaire”, d’amener les industriels à incorporer plus de produits recyclés et biosourcés dans leur modèle de production afin de tendre vers 100% de plastiques recyclés en 2025.

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’insuffisance des mesures prises à l’encontre d’une autre forme de pollution plastique: celle causée par les “micro-plastiques”. Ces particules inférieures ou égales à 5 mm, représentent jusqu’à 30% de l’ensemble des plastiques libérés dans les océans. De plus en plus d’Etats agissent contre les micro-plastiques dits “intentionnellement” ajoutés aux produits comme les cosmétiques ou les produits de nettoyage, alors que ceux-ci ne représentent que 2% de l’ensemble des micro-plastiques. Les 98% de micro-plastiques primaires restants proviennent de pertes plastiques dites “non-intentionnelles” telles que le textiles synthétiques (34.8%), l’usure des pneumatiques (28.3%), ou encore la poussière des villes (24%). Par ailleurs, une autre forme de micro-plastiques dits “secondaires” provient de la dégradation en milieu marin de macro-plastiques, tels que les sacs plastiques. Il est urgent de lutter efficacement contre ces différents types de micro-plastiques, qu’ils soient secondaires ou primaires. L’interdiction des sac plastiques, des coton tiges ou le nettoyage des plages sont donc utiles car ils éveillent les consciences, mais ces actions ne sont pas suffisantes compte tenu de l’ampleur de la pollution plastique sous toutes ses formes.

Un récent sondage Eurobaromètre montre que 87% des Européens se sentent concernés par les effets du plastique sur l’environnement. En France, la mobilisation est forte, de nombreux citoyens s’impliquent pour réduire les déchets plastiques.

Nous, signataires de cette tribune, vous invitons, Monsieur le Ministre, à prendre en considération l’urgence à lutter contre la pollution par les pertes non-intentionnelles de micro-plastiques. Nous considérons que cette forme de pollution omniprésente et invisible nécessite une approche stratégique prioritaire et ambitieuse, tant en France qu’à l’échelle de l’Europe. Nous appelons le Gouvernement français à être le pilote d’une politique de préservation de nos mers, de nos océans et de nos fleuves, en favorisant l’unité européenne sur cette question. Nous espérons que le Parlement européen incitera fortement la Commission européenne à accroître le niveau de lutte contre les pertes non intentionnelles de micro-plastiques. Nous demandons que la France réduise sa production de plastique en sensibilisant les industriels de nos territoires et améliore le taux de collecte et le processus de recyclage du plastique en impliquant tous les acteurs sur le terrain.

La France doit être ambitieuse pour réussir à atteindre les objectifs environnementaux de sa feuille de route et relever ainsi les défis de la transition écologique dans le cadre de la COP24!”

 

ENVIRONNEMENT: Création d’un collectif parlementaire transpartisan pour la transition écologique

“Notre maison brule et nous regardons ailleurs”. Nous avons tous encore bien en tête ces quelques mots forts de sens, prononcés par Jacques Chirac, alors président de la République française, en 2002 au Sommet de la Terre, pour dénoncer notre indifférence face au changement climatique. Plus de 10 ans après, si les consciences ont bougé, les actes sont encore timides. Forts de constat, nous avons décidé, nous parlementaires, de lancer un collectif transpartisan pour accélérer la transition écologique et solidaire à notre niveau.

Voici le texte de notre engagement:

Nous, députées et députés élus de sensibilités politiques variées, mais réunis par la conviction que la transition écologique et solidaire ne peut plus attendre, avons décidé d’unir nos forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux. Nous serons guidés par la prise en considération de la transition dans l’ensemble des politiques publiques menées. Une seule boussole : l’intérêt général présent et futur.

C’est une première : jamais le travail transpartisan sur la transition écologique n’a été organisé efficacement au Parlement. C’est le moment pour chacun de prendre ses responsabilités, avant qu’il ne soit trop tard.

L’urgence climatique mérite que nous innovions aussi au Parlement pour impulser et accélérer ce changement : mobilité, énergie, consommation et production durables, agriculture et alimentation, biodiversité, sols et océans, climat, santé environnementale, priorités dans les investissements privés et publics comme dans les lois de finances, basculement des fiscalités et des régulations, solidarité, projet européen… les chantiers ne manquent pas et les solutions existent : elles demandent du courage politique !

Le départ de Nicolas Hulot a été un révélateur pour tous et fait écho aux alertes renouvelées des scientifiques, il doit nous faire réagir et nous motiver à ce travail en commun, dans l’esprit initial du Grenelle de l’environnement ou de la loi pour la transition énergétique !

Aussi, nous lançons, à l’Assemblée Nationale, la création d’un collectif parlementaire dont le seul objectif sera d’agir pour réellement changer les choses :

  • Nous unirons nos analyses et nos votes sur des points clefs et des avancées décisives ;
  • A côté de la fabrique de la loi, nous initierons ou soutiendrons des coalitions de projets novatrices ;
  • Nos modalités de travail seront souples et efficaces, respectueuses de nos entités politiques propres mais dépassant les clivages. Une réunion bimensuelle permettra de définir nos priorités d’actions dans l’agenda parlementaire ;
  • Nous nous engageons à travailler au plus près des territoires, des acteurs et de la société civile.

Notre initiative ne vise pas à gommer nos différences politiques mais à construire des ponts entre nous, à coordonner nos efforts pour faire plus et mieux. Nous n’éluderons pas les sujets difficiles. Même sur les sujets clivants, même sur ceux où, au final, une partie de nos analyses serait amenée à diverger, nous pouvons beaucoup mieux réfléchir et agir ensemble.

C’est un combat collectif qui s’ouvre ! Nous invitons tous nos collègues parlementaires, motivés par cette démarche humaniste, à nous rejoindre pour être le plus grand nombre dans ce collectif d’un genre nouveau. Chacun y aura toute sa place : députées et députés experts des sujets traités ou simples convaincus que la transition doit être au cœur des projets politiques proposés aux citoyens ; nous progresserons tous ensemble.

Nous appelons également les sénateurs et députés européens à initier des démarches similaires pour travailler ensemble.”

POUR ALLER PLUS LOIN

Suivez nos actions sur le site dédié: http://www.acceleronslatransition.fr/

PLAN NATIONAL VELO : En selle !

Non-polluant, peu coûteux, accessible à tous et bon pour la santé, le vélo a de nombreux avantages pour les utilisateurs et la collectivité.

Aussi, le plan proposé par le Gouvernement a pour objectif de multiplier par trois l’usage du vélo, pour atteindre 9 % des déplacements en 2024 soit l’équivalent de nos voisins allemands… quand les Pays-Bas atteignent 28% !

Si ce plan est le troisième du genre, à la différence des deux précédents plans de 2012 et 2014, il est assorti d’objectifs et de financements dédiés – 350 millions d’euros sur 7 ans – et s’inscrit, de plus, dans un projet plus large, celui de la future loi d’orientation des mobilités (LOM).

Pour répondre aux principaux freins identifiés – insuffisance et discontinuités des aménagements cyclables sécurisés, vols de vélos, cadre législatif et réglementaire contraint, obstacles d’ordre culturel et déficit d’image – ce plan contient une vingtaine de mesures :

  • généralisation du contre-sens cyclable,
  • systématisation des sas vélos aux feux tricolores,
  • remplacement de l’indemnité kilométrique vélo par un « forfait mobilité durable »,
  • apprentissage de la mobilité vélo à l’école…

« Toute sa place est donnée au vélo dans notre politique de mobilité, que ce soit pour le financement des infrastructures, le cadre fiscal, l’ouverture des données ou encore l’intermodalité », E. Borne ministre chargée des Transports

POUR ALLER PLUS LOIN : Consulter le dossier de presse du plan vélo

PLAN BIODIVERSITE: “La nature, un bien commun”

Attentive à la préservation de l’environnement, comme en témoigne la tribune que j’ai cosignée pour soutenir l’action de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, la présentation du Plan biodiversité ce 4 juillet, me satisfait. En effet, en faisant de la lutte contre l’érosion de la biodiversité une priorité de l’action du gouvernement au même titre que la lutte contre le changement climatique, il marque un changement d’échelle dans la politique de protection de la nature.

 6 axes thématiques le composent:

  • reconquérir la biodiversité dans les territoires ;
  • construire une économie sans pollution et à faible impact pour la biodiversité ;
  • protéger et restaurer la nature dans toutes ses composantes ;
  • développer une feuille de route européenne et internationale ambitieuse pour la biodiversité ;
  • connaître, éduquer, former ;
  • améliorer l’efficacité des politiques de biodiversité.

Ces axes sont déclinés en 90 actions pour lesquelles le ministère de la Transition écologique et solidaire va engager 600 Millions d’euros sur 4 ans.

Pour que la société française dans son ensemble se sente concernée, un Agenda de l’action pour la biodiversité sera lancé dès la rentrée et mobilisera l’ensemble des acteurs : collectivités, entreprises et acteurs de la société civile seront incités à prendre des engagements ambitieux et concrets.

Parce que la nature n’est pas qu’un enjeu national, ce plan biodiversité, permettra à la France d’appuyer, par ses efforts nationaux et un accompagnement européen, l’adoption d’un cadre international ambitieux pour la reconquête et la protection de la biodiversité lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique en 2020 en Chine.

POUR ALLER PLUS LOIN

Consulter le plan biodiversité

Consulter le dossier de presse

 

 

COMPAGNIE NATIONALE DU RHONE: E. Ayrault auditionnée à l’Assemblée

Ce mercredi 27 juin, en commission des affaires économiques,  j’ai participé à l’audition d’Elisabeth Ayrault , dont la nomination est proposée par M. le Président de la République à la fonction de présidente du directoire de la Compagnie Nationale du Rhône.

A cette occasion elle a rappelé la position de leader de la CNR dans les énergies renouvelables en France et sa volonté “d’étendre ce rôle de leader au-delà des frontières “

Retrouvez cette audition en vidéo

Circonscription: Brune Poirson, Secrétaire d’Etat à Annecy pour la Clean Tech Week

Ce vendredi, j’étais aux côtés de Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, en visite à Annecy à l’occasion de la Clean Tech Week, 1er festival international des technologie vertes.

Sous le haut patronage du Président de la République cet événement ouvert à tous a  pour ambition de montrer que la France prépare déjà le monde de demain, et que chacun – entreprises, élu.e citoyen.ne – peut prendre part à ce mouvement…

Je suis fière que la Haute-Savoie soit en première ligne pour dessiner l’avenir de notre pays !

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA CLEAN TECH WEEK: consulter la page dédiée sur le site internet de BPI France

 

Informations pratiques

NOUVEAU PACTE FERROVIAIRE: nous y sommes !

Un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire a été trouvé le 11 juin, ce qui a permis son vote par l’Assemblée nationale le 13 juin,  par le Sénat le 14.

Ce texte marque l’aboutissement de près de trois mois de concertation avec les acteurs du secteur ferroviaire et de co-construction avec les parlementaires.

Il traduit les grands principes de la réforme posés dès le départ par le Premier ministre :

  • ouverture à la concurrence,
  • nouvelle organisation de la SNCF,
  • arrêt du recrutement au statut.

RETROUVER LES GRANDES ETAPES DE LA REFORME: https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/reforme-ferroviaire-est-definitivement-adoptee

Plan de rénovation énergétique

A l’issue d’une concertation de trois mois, Nicolas Hulot et Jacques Mézard ont présenté le plan de rénovation énergétique des bâtiments.

Une ambition – la rénovation de 500 000 logements par an dont la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes.

Avec ce plan, qui mobilise 14 Mds€ sur 5 ans, le Gouvernement fait de la rénovation énergétique une priorité nationale.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour la transition énergétique, « un objectif qui conditionne tous les autres » (N. Hulot, déclaration, 26/04/2018), puisque le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation d’énergie et plus de 25% des émissions de gaz à effet de serre.

L’enjeu est aussi le confort et le pouvoir d’achat des Français, puisqu’avec 7 millions de logements mal isolés, « 14% des Français ont froid dans leur logement. » et payent des factures de chauffage élevées (J. Mézard, 26/04/2018)

L’objectif est la rénovation 500 000 logements par an dont la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes.

Cela passera d’abord par une simplification drastique des aides à la rénovation énergétique, car aujourd’hui, « les Français sont souvent dissuadés par la complexité » des dispositifs d’aide (N. Hulot, ibid.) qui sont nombreux, mal articulés et méconnus même des professionnels.

– Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) sera transformé en prime pour permettre aux ménages de le toucher plus rapidement

– L’éco-prêt à taux zéro (ECO-PTZ) sera simplifié afin d’alléger les démarches en vue de son obtention

Il s’agit ensuite de faciliter le financement des travaux pour les ménages les plus modestes. Il faut « essayer de provoquer la confiance au niveau des banques. Si elles ne jouent pas leur rôle, l’Etat le jouera », à travers un fonds de garantie de plus de 50M€ pour aider 35 000 ménages modestes par an.

Autres mesures prévues par le plan

  • Fiabiliser l’étiquette énergie des logements, le diagnostic de la performance énergétique (DPE), pour plus de confiance ;
  • Mieux former les professionnels et mieux contrôler la qualité des travaux en réformant le label RGE (reconnu garant de l’environnement), en investissant 30 millions d’euros dans la formation des professionnels et 40 millions d’euros dans l’innovation ;
  • Encourager une rénovation massive des bâtiments publics de l’État et des collectivités en mobilisant 4,8 milliards d’euros ;
  • Missionner une start-up pour accompagner la rénovation des bâtiments publics des collectivités en mutualisant les moyens afin de massifier les contrats, de réduire les coûts et lever les freins contractuels, juridiques et institutionnels.
  • Créer un observatoire afin d’évaluer l’impact de ces mesures.

Réforme ferroviaire/ personne ne peut comprendre une grève longue et pénalisante pour les usagers

On est tous attachés à un grand service public ferroviaire, on est tous d’accord qu’il fait partie du patrimoine national : essentiel pour les transports du quotidien (4M voyageurs/jour), le développement économique, l’aménagement du territoire, et la transition écologique. Mais il faut dire la vérité : aujourd’hui c’est un service public qui coûte de plus en plus cher (14Md€, +22% en 10 ans, 800€/foyer/an) et qui ne fonctionne pas mieux. Face à cela, le plus grand danger, c’est de ne rien changer, c’est le statut quo.

Il faut une réforme globale et cohérente, LA réforme attendue depuis des années :

  • Le monde change, tous les autres grands pays ont fait cette réforme, pourquoi pas nous.
  • C’est des sujets qu’on a repoussé depuis des années, nous on les met sur la table.

4 grands chantiers

1/ L’investissement dans le réseau, pour des trains à l’heure qui arrivent à l’heure

Pas de trains à l’heure sans réseau en bon état : retards, incidents, ralentissements. C’est l’héritage de 30 ans de tout TGV.

On va mener une opération sans précédent de remise à niveau du réseau sur 10 ans : 10M€/jour investis pendant 10 ans, +50% par rapport à la dernière décennie.

L’investissement, c’est très concret pour les voyageurs :

On a changé les rails du RER C ces 2 dernières années, résultat : 2 fois moins d’incidents et 2 fois moins de retards.

2/ L’ouverture à la concurrence, pour plus de trains et de nouvelles offres

Nous allons donner plus de choix aux voyageurs en ouvrant progressivement à la concurrence.

La concurrence va être positive pour les voyageurs : plus d’offres, plus de nouveaux services, plus de petits prix. La concurrence fait baisser les coûts. C’est ce qui s’est passé pour la téléphonie.

La concurrence va être stimulante pour la SNCF : c’est toujours bon d’être challengé, ça pousse à être meilleur, à inventer de nouveaux services.

 

La concurrence c’est très concret pour les voyageurs :

La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a poussé la SNCF à inventer les TGV OuiGo : énorme succès et des voyageurs en plus qui ne prenaient pas le train avant.

Ouverture à la concurrence en Allemagne similaire il y a 20 ans : -25% de coûts, +49% de voyageurs, +1,5% de part du train.

3/ Une SNCF réorganisée pour des trains et un service qui fonctionnent mieux

La SNCF aujourd’hui est organisée de façon trop rigide et cloisonnée. Il n’y a pas une SNCF, il y en a 3 qui ne se parlent pas ! (SNCF, SNCF Mobilités, SNCF Réseau)

Nous allons revoir son organisation pour en faire un seul groupe plus uni, qui fonctionne plus efficacement : plus de décisions prises au plus près du terrain, plus de polyvalence des métiers.

Cela n’a rien à voir avec une privatisation : c’est un fantasme, il n’a jamais été question de privatisation.

Une meilleure organisation c’est très concret pour les voyageurs :

Dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière, les panneaux d’infos. Ce n’est même pas la même direction qui gère le grand panneau d’infos dans le hall et celui sur le quai. Comment voulez-vous que ça fonctionne.

On va mettre un seul vrai chef de gare : meilleur circulation de l’information, meilleur clarté des responsabilités.

4/ Une SNCF qui ait tous les atouts pour faire face à ce nouveau monde

Les Français ont envie de pouvoir compter sur la SNCF, ça veut dire qu’il faut lui donner tous les atouts pour gagner : pas de transport ferroviaire fort sans SNCF forte.

Nous allons donc arrêter à l’avenir le recrutement au statut :

C’est d’abord une question d’équité et de justice dans un monde qui s’ouvre à la concurrence. La SNCF ne peut pas rester la seule à recruter au statut. Mais les cheminots actuels ne perdront pas leur statut.

Et puis le statut c’est aussi coûteux pour l’entreprise et pas très stimulant

 

Nous allons aussi donner à la SNCF une trajectoire économique viable : le Gouvernement prendra sa part de responsabilité sur la dette notamment.

Mais la SNCF devra aussi réduire ses coûts : elle ne peut pas rester 30% plus chère que ses concurrents. D’abord parce que c’est l’argent du contribuable et ensuite parce que c’est mortel face à la concurrence.

 

Pour construire cette réforme, le Gouvernement fait le choix du dialogue

  • 2 mois de concertation et 3 mois de débat parlementaire.
  • Un projet de loi ne fixant que les thèmes de la réforme : il nous donne la possibilité de passer par ordonnances mais nous n’avons jamais dit que ce serait la solution à laquelle nous recourrions nécessairement.
  • C’est la concertation qui doit permettre d’écrire le contenu du texte de loi : dès qu’un sujet avance suffisamment dans la concertation, il est introduit dans le débat parlementaire par amendement à la place des ordonnances.

 

Cette méthode commence à faire ses preuves :

  •  Sur l’ouverture à la concurrence, la concertation a permis d’avancer et d’arrêter les dispositions qui seront dans le projet de loi. Des garanties fortes apportées aux cheminots : garanties de très haut niveau maintenues en cas de transfert.
  • On veut continuer d’avancer avec la même méthode sur les autres thèmes : organisation de la SNCF, modernisation du cadre social, etc.

Dans ce contexte, personne ne peut comprendre cette grève longue et pénalisante

  • Alors que nous ne sommes qu’à mi-chemin des concertations ;
  • Alors que le débat parlementaire commence le 3 avril à l’Assemblée nationale ;
  • Alors que nous apportons des réponses fortes aux cheminots : maintien de l’essentiel des garanties en cas de transfert par exemple.

On peut comprendre les questions ou inquiétudes des cheminots, nous sommes là pour y répondre :

  • Mais cessons d’agiter des fantasmes, et parlons des vraies questions concrètes qu’ils se posent ;
  • Poursuivons la concertation : c’est la seule voie possible pour apporter des réponses. Notre posture sera toujours celle du dialogue, notre porte est toujours ouverte.
  • Les principes de la réforme ne sont pas négociables mais les modalités oui : l’ouverture à la concurrence se fera mais la question de comment (dates, modalités) est sur la table.