Qui suis-je? 

Née à Annecy, je suis mère de deux enfants. Après avoir été diplômée d’une école supérieure de commerce, j’ai rejoint un cabinet spécialisé dans l’agro-alimentaire, les CHR (cafés, hôtels et restaurants) et le tourisme. A 26 ans j’ai créé ma société de conseil, avant de la céder pour développer et diriger des groupes de restauration. En 2009, j’ai rejoint AccorHotels comme VP Food&Beverage. En 2016, je m’engage pour la première fois en politique au sein de La République En Marche!

Les vœux de la Députée

L’année qui vient de s’écouler restera marquée dans l’histoire de notre pays pour le meilleur, mais nous a aussi révélé que ce qui divise peut aboutir à l’expression du pire.

Depuis le début de mon mandat, à chaque rencontre avec vous, citoyens, entrepreneurs, bénévoles de nos nombreuses associations, élus locaux, je prenais la mesure de cette fracture qui lentement et insidieusement ne cesse de se creuser depuis le début des années quatre vingts. Tout ce qui se murmurait à demi-ton, toutes nos déceptions, incompréhensions et rancœurs accumulées au fil des années ont fini par éclater en cette fin d’année 2018, prenant des formes diverses, des plus paisibles aux plus violentes.

Alors, qu’ai-je pu entendre et comprendre de cette fracture au travers de toutes nos discussions mais aussi des centaines de mails reçus aussi contradictoires les uns des autres ?

Principalement que nous avions tous nos propres intérêts à défendre et quelques-uns d’entre nous, le devoir de les assumer pour la collectivité, notre croissance économique ne le permettant plus depuis de nombreuses années. Pour illustrer cela, je vous citerai quelques exemples et contradictions qui m’ont été le plus couramment évoqués : « Les uns refusent de payer encore plus d’impôts sur le revenu (42% des ménages paient l’impôt sur le revenu et 10% supportent 70% de cet impôt). Les autres trouvent inacceptable que l’on ait supprimé l’ISF, leurs opposants estiment que nous n’aurions pas dû conserver l’impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Certains retraités pensent qu’il est anormal d’avoir une si faible augmentation de leur retraite. Dans le même temps, certains actifs y voient une forme d’injustice car les salaires eux n’augmentent pas, voire peuvent baisser dans le cadre d’un changement d’emploi. Sans compter le cas des petits entrepreneurs dont les revenus ne sont jamais les mêmes d’une année sur l’autre, et pour lesquels le moindre incident ou la moindre modification d’une disposition fiscale obtenue lors d’une ancienne loi de finances peut avoir des répercussions dramatiques sur leur activité donc sur l’emploi. Et si l’on parlait santé ? Le niveau de remboursement des médicaments ne doit pas diminuer, nous souhaitons tous préserver notre système de protection, en revanche il ne serait pas souhaitable d’augmenter la CSG ou toute autre forme d’impôts et charges, notre pouvoir d’achat ou nos entreprises ne le supporteraient pas. »

Finalement, nous sommes toutes et tous d’accord pour dire que nous voulons bénéficier de notre système de protection sociale unique (santé, retraite, chômage, prestations sociales diverses) qui chaque année est la source principale de l’augmentation de notre dépense publique et donc de notre dette (775 milliards d’euros à financer sur 1300 milliards d’euros de dépenses publiques annuelles). En même temps, nous sommes aussi toutes et tous d’accord au moins sur un autre point : ce sont « les autres » qui doivent payer. Les autres étant de moins en moins nombreux, nous finissons par être tous encore d’accord, ce sont les plus hauts revenus qui doivent en supporter la charge, enfin ceux d’entre eux qui veulent bien rester sur le territoire français. Nous pensons tenir ici notre Bouc Émissaire. Je crois surtout que nous portons tous chacun à notre niveau notre part de responsabilité, en tant que citoyen quel que soit son statut social, en tant qu’entrepreneurs, syndicats, associations et politiques.

Pour ma part, je retiendrai dans ces propos que nous avons tous tenus un jour, un malaise, un individualisme qui s’est installé d’années en années autour d’un sentiment d’impuissance, à savoir, réaliser que notre État-Providence qui était LA réussite de notre modèle français, fondait comme neige au soleil au fil de chaque choc pétrolier ou dernières crises financières. A défaut d’avoir eu le courage ensemble (politiques et citoyens, car les uns sans les autres ne sont rien) de faire les réformes qui s’imposaient progressivement pour relancer « la machine France » le plus rapidement possible comme d’autres pays ont pu le faire, nous avons repoussé toujours et encore. Certains appellent cela « acheter la paix sociale ». Cela aura un coût supplémentaire en 2019 : 10 milliards d’euros. Une partie de ce coût sera assumée par les grandes entreprises dont la réduction du taux d’impôt sur les sociétés sera décalée, la plus grande partie sera absorbée par le recours à l’emprunt. Un emprunt dont le seul remboursement des intérêts se portera à 42 milliards d’euros par an soit presque autant que le budget de l’éducation nationale ! Imaginez une minute que la moitié de ces intérêts soient reversés à nos enfants pour leur instruction, aux plus démunis et non pas aux plus aisés qui ont bien voulu nous prêter la somme nécessaire pour assumer notre train de vie ? Eh oui… tel est pris qui croyait prendre ! Nous enrichissons toujours les mêmes. Certains me répondront, « nous n’avons qu’à ne plus rembourser notre dette », d’autres « il faut sortir de l’Europe », « revenir au Franc pour pouvoir dévaluer », ce sont des points de vue. Je tiens à rappeler que la Grèce tout comme l’Espagne et même l’Italie ont pris leur destin en mains sans avoir recours à ces positions. Français, serions-nous les moins courageux ? Serions-nous les moins privilégiés de toute l’UE pour en arriver là ? Savoyards, nos amis Suisses auraient-ils raison de nous railler ?

Non ! Alors pour cette nouvelle année 2019, je fais le vœu que notre pays qui dispose d’atouts majeurs puisse sortir par le haut et faire en sorte de financer notre nouvel État-Providence par la croissance économique et non par la dette ! Permettre à tous les Français de pouvoir s’émanciper par une éducation parentale retrouvée, une instruction publique et nationale rénovée mettant au cœur le respect et la revalorisation du corps enseignant, une formation tout au long de sa vie qui permette à tous d’obtenir des augmentations de pouvoir d’achat par la qualité de son travail et moins par le bon vouloir de la pression fiscale que tous estiment insupportable. Faire que tous les Français reconsidèrent aussi à sa juste valeur le créateur d’entreprise et donc d’emplois. Dans le même temps, il paraît indispensable que tous les entrepreneurs prennent la juste mesure de leur impact sociétal (RSE). Pour cela, les corps intermédiaires devront se remettre en cause, se rénover car sans eux, le dialogue devient confus voire impossible. Un discours « vertical » Président-citoyen n’est pas durable, nous l’avons bien vu ces dernières semaines. Citoyens, élus locaux, parlementaires, organisations professionnelles et de salariés, monde associatif, chacun à son niveau et selon sa mission aura un rôle clé à jouer dans le cadre du Grand Débat national qui s’ouvre en ce début d’année. L’éloignement qui dissocie l’intérêt collectif de l’intérêt individuel est la mort de notre système. Il en va de la responsabilité de tous, élus et citoyens, d’en réduire la distance le plus vite possible pour reconstruire ensemble notre nouveau modèle.

Depuis 19 mois, le gouvernement et notre majorité œuvrons pour aider les Français qui se trouvent dans un état d’urgence extrême. Je vous incite à continuer votre lecture après cet édito pour en prendre la juste et objective mesure. Tout n’est pas satisfaisant pour certains, voire insuffisant pour ceux qui ne profitent pas des mesures prises, nous pouvons l’entendre. Des ajustements ont été apportés et nous poursuivrons avec vous les efforts à réaliser pour remettre la France sur la voie de la réussite pour tous. L’année qui vient de s’écouler restera marquée dans l’histoire de notre pays pour le meilleur. J’en suis convaincue si chacun accepte de faire le pas nécessaire pour l’avenir de nos enfants. Ce choix que nous vous proposons est certes plus difficile que celui d’agir pour soi pour un résultat immédiat, mais accessible. Pour 2019, œuvrons chacun à notre niveau pour que notre devise « impossible n’est pas français » berce notre quotidien dans le bon sens du terme !

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. » Jacques BREL, 1er janvier 1968

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Mes attributions parlementaires

  • Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées,
  • Rapporteure dans le cadre du projet de loi de finances sur le programme 144 “Environnement et prospective de la politique de défense”,
  • Membre de la mission d’information sur l’exécution de la loi de programmation militaire 2019-2025,
  • Membre du conseil interministériel du Tourisme

Groupes d’études et groupes d’amitié

  • Montagne (Vice-Présidente)
  • Attractivité de la France, export, investissement, compétitivité (Secrétaire)
  • Industrie agro-alimentaire (Secrétaire)
  • Urbanisme (Membre)
  • Groupe d’amitié France-Suisse

Fonctions dans les instances internationales, judiciaires ou extra-parlementaires

  • Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN (Suppléante)
  • Membre titulaire de la Commission départementale DETR (article L. 2334-37 du code général des collectivités territoriales)

Les actualités

L’équipe

L’équipe

Kheidi Bentamra
Collaboratrice en circonscription

Originaire du Puy-de-Dôme, Kheidi a effectué des études de droit européen et de droit international Public à l’Université Lyon III ainsi qu’à l’Université d’Aarhus (Danemark). Elle a par ailleurs effectué divers stages au sein de cabinets d’avocats français et un stage en Californie au Bureau d’un Procureur. Fortement intéressée par le droit international public, et plus particulièrement par le droit pénal international, elle apporte à l’équipe une expertise juridique.

Benoit RUDINGER
Collaborateur à l’Assemblée nationale

Diplômé en Sciences Politiques à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Benoît accompagne des parlementaires depuis l’année 2010. Après avoir travaillé dans un ministère comme chargé de communication de crise, il a travaillé pour plusieurs sénateurs avant de rejoindre l’Assemblée nationale. Benoît nourri aujourd’hui un intérêt particulier pour les sujets traités à la commission des finances, à la commission des affaires économiques ainsi qu’à la commission des lois, au sein desquels il a exercé le métier d’attaché parlementaire.

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